Oh ! si tu pouvais lire dans mon coeur, tu verrais la place où je t’ai mise !
Gustave Flaubert
Ma plume, trop douce
Mes mots, trop grands
Trop d’attentes, de secousses
Pour une vie rangée, calculée
Et pourtant…
Mon coeur, entend
Sous ma main, ma plume telle une pierre
Ne livre que des mots bruts.
Ni douceur,
Ni grandeur;
Expressions remâchées, ressassées, sur chaque frontière:
Sincères, pures, mais si infimes
Sur la montagne une simple butte,
Sur l’océan un simple étang;
De mon coeur, ils sont indignes.
Je prie;
Mon coeur, entend
Mes yeux, lis
Ma vie, prend
Tous les mots que je ne peux inventer,
Tous les mots que je ne peux exprimer;
Ils te diront, avec amour
Mon coeur,
Mes yeux,
Ma vie,
Ne sont plus miens.
Ils te diront, avec amour
Mon coeur,
Mes yeux,
Ma vie,
Déposés au creux de tes mains.